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art on paper
Du jeudi 2 mars au dimanche 5 mars 2017
Vernissage le jeudi 2 mars à 18h00
Atelier-Galerie A.Piroir a le plaisir d’avoir participer à Art on Paper, Pier 36 New York
kiosque de l’atelier-Galerie A. Piroir, Site web de l’organisateur art on paper
stella pace
Du mardi 14 février au samedi 18 mars 2017
Vernissage le jeudi 16 février à 17h30
Exposition habiter le monde
Notes de Gabrielle Desgagné-Duclos
Visible un mois durant à partir de février 2017, Habiter le monde constitue pour la sculpteur, peintre et graveur Stella Pace une seconde occasion depuis l’exposition Têtes en devenir (2009) de présenter son travail en estampe à l’Atelier-Galerie A. Piroir. L’artiste y propose un corpus inédit qui regroupe deux œuvres grand format — une longue frise monochromatique noire sur papier japon et un dessin au bâton à l’huile et crayon de plomb — ainsi qu’un diptyque mélangeant estampe, collage et peinture et plusieurs pièces d’une série de petites collagraphies et pastel gras sur papier noir.
À huit étages au-dessus de la rue, bien en retrait du mouvement qui anime les espaces de diffusion situés en bas, avenues Casgrain et de Gaspé, l’Atelier-Galerie A. Piroir offre aux artistes en estampe actuelle un cadre unique d’exposition. Accrochées dans l’espace même de travail des maîtres graveurs et des artistes qui fréquentent l’atelier, les œuvres s’y regardent en contexte, dans un côtoiement bienvenu avec les presses. Lieu de création et d’apprentissage, l’Atelier-Galerie est avant tout un espace vivant, habité, qui incarne bien l’approche artistique de Stella Pace, à l’opposé de la culture des apparences, honnête, ancré dans le faire et le senti.
L’exposition donne à voir le développement récent du travail sur papier de Stella Pace, qui paraît s’accomplir en cohérence avec sa production sculpturale antérieure, fortement marquée par la série sur bases de béton Peoples (2000-2015). Par la répétition d’un motif — le plus souvent forme humaine — à chaque fois singularisé par son exécution automatiste, l’effet d’accumulation expose, pour ainsi dire, la condition individuelle de l’existence humaine. Accomplissant son travail plastique par séries, l’artiste accumule, sélectionne, reprend et retravaille les motifs, les idées, les techniques ou les œuvres elles-mêmes, réalisant de la sorte une œuvre-trace où les pièces transpirent l’énergie investie dans leur création.
Depuis une dizaine d’années, le travail que Stella Pace consacre à l’estampe, bien qu’il s’accompagne du ralentissement de sa production en sculpture, conserve cet intérêt pour les méthodes déjà employées du collage et de l’assemblage. L’artiste approche couramment l’élément d’impression comme une œuvre en soi (et l’expose parfois comme telle, avec ou sans altération). Ses tirages, quant à eux, surtout des éditions limitées, sont le plus souvent appelés à devenir la matière de base pour un nouveau travail de construction, pictural ou installatif. Ainsi, l’impression est loin d’être une finalité pour Stella Pace, qui place le processus même de l’estampe au centre d’une exploration sculpturale.
Récemment, une résidence de formation à l’Atelier Graff lui a aussi donné envie d’investiguer davantage les possibilités du numérique — ce dont témoigne l’œuvre Un monde en soi (2016), une composition numérique réalisée en collaboration avec Claude Fortaich et imprimée en un seul exemplaire sur papier d’Arches. Fruit d’un travail considérable, l’œuvre réunit, dans une grille de plus de deux mètres de longueur, 154 estampes individuelles représentants des visages sombres, sur lesquels l’artiste est intervenue au bâton à l’huile rouge écarlate comme pour les annoter, en souligner les traits d’expression ou en matérialiser la force vitale1.
Hypnotique, Un monde en soi découle d’une approche plus systématique de la composition all over, plus méthodique que ce à quoi l’artiste nous a surtout habitué, à l’exemple du grand dessin Oppression exposé chez Piroir. Ces deux œuvres, grille ordonnée et réseau de lignes chaotique, engagent cependant à une conception de l’espace semblable, qui n’est pas sans rappeler les compositions plurifocales de Jean Dubuffet (1901-1985) — un plasticien que l’artiste affectionne et dont l’œuvre tardive s’organise en phases selon un traitement de plus en plus nihiliste de l’espace de représentation, avec les « psycho-sites », les « sites aléatoires », les « mires » et les « non-lieux ».
Qu’ils évoluent dans un espace monochromatique noir, flottent sur le blanc du papier sali par les essuyages de la plaque d’impression, ou dans un enchevêtrement de lignes qui rapproche dans une même image des scènes éloignées, les personnages de Stella Pace habitent des paysages évanescents, emplis des vertiges que nous y projetons. Ces « réfugiés » appartiennent au monde et le monde fait partie d’eux ; lorsqu’ils ne sont pas carrément construits de béton, de fer et de paille, ils ont sur papier cette même apparence d’être faits de la matière du monde, d’être formés de la terre.
Dans un langage plastique toujours empreint de primitivisme, Habiter le monde permet à Stella Pace de poursuivre sa méditation autour de la figure humaine et de la thématique migratoire, en ajoutant à son lexique iconographique l’image de la maison — motif nouveau qui fait ici une apparition toute naturelle. Rappelant les constructions traditionnelles des civilisations anciennes, le carré simple de chacune est un univers clos à quatre dimensions, modelé à l’image de celui qui y a vécu. Aussi distinctes les unes des autres que les êtres traversant les paysages incertains de ses œuvres, ces maisons incarnent la fixation spatiale, l’ancrage ; le refuge que l’on a dû abandonner et qu’il nous faut retrouver afin de quitter l’errance et habiter le monde.
1 Simultanément à l’exposition chez Piroir, Un monde en soi et quelques autres pièces récentes sont exposées au centre d’artistes en art imprimé Zocalo. Membre associée de Zocalo, Stella Pace y a effectué un séjour de résidence en 2012. Elle a depuis participé à plusieurs expositions collectives du centre, ainsi qu’à deux projets de livres d’artistes.
oeuvre de l’artiste Stella Pace
codex
Du samedi 5 février au mercredi 8 février 2017
Vernissage le samedi 5 février 17h30
Atelier-Galerie A.Piroir a le plaisir de participer à la 6e biennal de Codex, foire et symposium sur le livre d’art à Richmond, Californie.
SITE WEB DE L’ORGANISATEUR
Petits formats
Du mardi 22 novembre au samedi 24 décembre 2016
Vernissage le vendredi 25 novembre à 17h30
Sélection de petits formats par l’Atelier-Galerie A.Piroir.
Deux hommes sur fond noir,
Oeuvre de Jean-Pierre Larocque
Art toronto
Du vendredi 28 octobre au lundi 31 octobre 2016
Vernissage le jeudi 27 octobre à 17h30
Atelier-Galerie A.Piroir a eu plaisir de participer à Art Toronto 2016. Nous étions au kiosque A47.
KIOSQUE À art toronto, DE DROITE À GAUCHE: HÉLÈNE LATULIPPE, Harold Klunder, John Heward, CATHERINE FARISH, betty goodwin ET ed pien.
Hélène latulippe
Du mardi 6 septembre au samedi 15 octobre 2016
Vernissage le jeudi 8 septembre à 17h30
Dans le cadre du partenariat avec la Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières (BIECTR), l’Atelier-Galerie A. Piroir a l’honneur d’accueillir l’artiste québécoise Hélène Latulippe pour une résidence d’artiste et une exposition solo.
Exposition Portées d’ombres ii
Sélectionnée parmi les artistes exposant à la 9ème édition de la BIEC, Madame Latulippe est invitée à présenter une exposition individuelle qui se tiendra du 6 septembre au 15 octobre 2016. À la suite de sa résidence d’artiste effectuée en mai 2016, cette exposition permettra au public montréalais de découvrir un corpus plus complet de l’artiste tout en contribuant à la visibilité de la BIECTR.
Son exploration constante des limites de l’estampe, ses mariages de différents matériaux, textile, papier et la qualité de ses installations, ont déterminé notre choix de l’artiste Hélène Latulippe. Cet évènement s’inscrit bien dans les objectifs communs de la BIECTR et de l’AGAP de promouvoir le renouvellement et le développement de l’estampe contemporaine.
Alain Piroir et Hélène Latulippe en residence d’artiste
michel savage
Du mardi 2 août au samedi 3 septembre 2016
Vernissage le jeudi 4 août à 17h30
Exposition Signes de l'étant
Bio abrégée
«La pratique de l’art chez Michel Savage, agirait donc à la façon d’un dévidoir sur lequel s’enroule toutes les expériences emmagasinées. À une seconde près… un fil se rompt… un incident engendre la rupture… le bris d’un cycle délimité modifie alors la teneur des choses et facilite l’émergence, image après image, d’une irrépressible nécessité de dire».
Extrait tiré d’un article intitulé : Dans l’interstice du travail de l’œuvre, Hélène Poiré, Liaison, no. 98, 1998, p. 26-28.
Michel Savage est diplômé du Département des arts visuels de l’Université d’Ottawa où il a étudié la peinture avec Edmund Alleyn et Richard Gorman de 1972 à 1976. En 1982, il voyage, étudie et expose en Espagne où il fait la rencontre du peintre catalan, Antoni Tàpies à son atelier de Campins. Son travail de création visuelle suit un parcours en faveur d’une poésie symboliste de l’image. À travers une exploration phénoménologique de l’abstraction des formes et de la couleur, l’artiste vise le plus court chemin entre l’émotion et le signe.
Depuis 1975, le peintre a tenu de nombreuses expositions dans les galeries ainsi que dans plusieurs institutions académiques et culturelles. Il vit et travaille à Montréal depuis 1983.
de gauche à droite Agathe Piroir, Alain Piroir et Michel Savage
Louis-Pierre Bougie
Du mardi 14 juin au samedi 30 juillet 2016
Vernissage le vendredi 17 juin à 17h30
Exposition Estampes de 1972 à 1994
Bio abrégée
Louis-Pierre Bougie est né à Trois-Rivières en 1946, il vit et travaille à Montréal. Après des études en gravure à L’école des Beaux-Arts de Montréal, Bougie complète sa formation dans plusieurs ateliers, notamment en France à l’Atelier Champfleury où il apprend les techniques de lithographie et chez Lacourière et Frélault où il travaille pendant plus de quinze ans et se spécialise en taille douce et en eau forte. Pendant plusieurs années, il effectue des séjours de travail et d'étude en France, au Portugal, en Pologne, en Irlande, en Finlande et à New York. Il est l’un des membres fondateurs de l’Atelier Circulaire, acteur important de la gravure au Québec. Ses œuvres sont régulièrement exposées dans des galeries canadiennes, américaines et européennes et font partie de plusieurs collections publiques et privées notamment au Québec, au Canada, aux États-Unis et en France.
Vue de l’exposition, Site web de l’artiste Louis-Pierre Bougie
françois morelli
Du mardi 26 avril au samedi 11 juin 2016
Vernissage le jeudi 28 avril à 17h30
Bio abrégée
François Morelli est né à Montréal. En 1975 il termine un BFA à l’université Concordia en dessin. Entre 1975 et 1981 il travaille comme cartographe, graphiste et cuisinier. Il habite la région New York aise de 1981 à 1991 et reçoit un MFA en installation et performance de l’université Rutgers en 1983. Il enseigne depuis 1980, a été récipiendaire de nombreuses subventions et expose régulièrement depuis 1976. Il est professeur à l’Université Concordia depuis 1996 et fait partie de la Galerie Joyce Yahouda depuis 2006. En 1993 il recevait le prix d'Excellence de la Biennale de dessin et d'estompe d'Alma, et en 2007 le Prix Louis Comtois du Conseil des arts de la Ville de Montréal
Il poursuit une démarche polyvalente (en dessein, estampe, installation, performance et sculpture) marquée par un questionnement soutenu quant au statut de l'objet à l'intérieur des processus de création et de la perception de l'oeuvre. Il s'intéresse aux notions de passage, de circulation et de transformation. Pour lui l'oeuvre se fait souvent l'écho d'une action passée ou d'une intervention visant à traduire les rapports de l'artiste avec la société et les contextes.
vue de l’exposition de François Morelli
DÉPARTEMENT D’IMPRESSION DE L’UNIVERSITÉ CONCORDIA
Du mardi 29 mars au samedi 9 avril 2016.
Vernissage jeudi 31 mars à 17h30.
EXPOSITION COLLECTIVE DES ÉTUDIANTS DU DÉPARTEMENT D’IMPRESSION DE L’UNIVERSITÉ CONCORDIA.
Les étudiants du groupe de l’université Concordia présentent le résultat des recherches effectuées dans le cadre d’un cours donné par Stephanie Russ aux étudiants en fin de baccalauréat.
Jovhanna RUTVANOWSKA
Du jeudi 11 février au samedi 26 mars 2016.
Vernissage jeudi 11 février à 17h30.
Exposition VUES DE L’ESPRIT - VUES DU CIEL
Il n’est pas si loin le temps où les artistes concevaient leurs œuvres en faisant une osmose profonde entre esthétique et éthique. Ainsi du rapport qu’entretient Rutvanowska dans ses propres expériences liées aux religions et aux procédés techniques – des thèmes abordés, des lieux investis (Abbaye) ou de sa dernière production : gravures et livre d’artiste, en collaboration avec des écrivains sur la thématique des Péchés capitaux…
C’est notamment la position esthétique de l’artiste Jovhanna Rutvanowska, comme on peut s’en rendre compte par sa peinture et la réflexion qu’elle a développé à partir de son expérience et de son oeuvre qui conjugue diverses techniques et divers supports -, une œuvre multidirectionnelle. Dans laquelle la sensualité et la poésie font totalement corps. Toute peinture véhicule des valeurs esthétiques et des images ancrées dans l’inconscient social qui contribuent à changer le regard du spectateur. L’esthétique permet de renouveler le champ de l’universalité des rapports des artistes aux formes de la cité.
Jovhanna Rutvanowska traverse ainsi tous ces courants à sa manière, en les réinterprétant à sa manière, en les actualisant, comme on peut s’en rendre compte.
« Nous cherchons l’ébauche du monde – cette ébauche c’est nous-mêmes. » Ecrivait Novalis.
Patrick Amine
Ecrivain- Auteur
Extrait de « RUTVANOWSKA - PEINDRE DES ETATS D’ESPRITS»
Vue de l’exposition de Jovhanna RUTVANOWSKA